158 euros pour un Paris-Nice en seconde classe, en aller simple, dès 7h00. C’est le prix à payer pour voyager en train avec la SNCF pendant les fêtes de fin d’année, d’après la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut) qui dénonce sur son site « des prix déjà délirants ».
Les ventes pour les trajets fin décembre ont ouvert le 30 septembre, sur le site de la SNCF, suscitant une forte demande, faisant automatiquement monter les prix, dénonce la Fnaut : « Le système de tarification dynamique produit ici un effet pervers : lorsque l’offre est limitée face à une forte demande, les tarifs augmentent très rapidement. Autre difficulté, la SNCF n’ouvre les réservations que trois mois à l’avance, un délai trop court comparé à celui proposé par les compagnies aériennes. »
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La comparaison avec les offres aériennes n’est pas fortuite. Les prix pratiqués par la SNCF rendent les voyages en avions concurrentiels pour de nombreux trajets, alors même qu’il s’agit d’un moyen de transport extrêmement nocif pour le climat. Le trajet aller — retour Paris — Nice, du 20 au 27 décembre, testé par Reporterre le 30 septembre, coûte, en prenant les billets les moins chers, 238 euros sur le site de la SNCF, contre 173 euros avec la compagnie low cost d’Air France.
La faute, pour la Fnaut, à un nombre de rames TGV insuffisants. « Le train ne manque pas de clients : il manque de places. À force de limiter l’offre, on fait monter les prix et on renvoie certains voyageurs vers l’avion », déplore l’association.
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