Pour l'extension et la généralisation des luttes prolétariennes sur tous les continents

Espagne, France, Chili, Brésil, Mexique, Allemagne, Albanie, Venezuela, Inde, Grèce, Belgique, Honduras, Équateur… 13 pays où, entre septembre et octobre 2026, des manifestations de divers secteurs de la classe ouvrière ont repris contre la dégradation de leurs conditions de vie matérielles (expulsions, coupes budgétaires, vie chère, bas salaires, guerre, etc.) suite aux attaques de la classe capitaliste et de ses États. Et d’autres pays pourraient s’ajouter à cette liste d’ici la fin de l’année.

Le fait est que ce ne sont ni « la jeunesse », ni « le peuple », ni « les citoyens » qui réclament leurs « droits » contre « l’extrême droite ». Il ne s’agit pas non plus d’une nouvelle révolte mondiale comme celles de 2025 et de 2019. Ce sont des luttes prolétariennes à caractère revendicatif, limitées et contradictoires (revendications sectorielles dans la sphère de la reproduction et non de la production, syndicalisme, interclassisme, démocratisme, nationalisme, etc.) qui se déroulent dans la période contre-révolutionnaire actuelle, mais qui révèle également la crise du rapport capital/travail – et donc des rapports de classe –, ainsi que les limites de la lutte des classes.

Au fond, le capitalisme n’est plus capable de maintenir les conditions de vie de ses esclaves salariés, même en recourant à des réformes étatiques conçues à cette fin. Seule l’abolition de la société de classes, seule la révolution sociale peut satisfaire immédiatement les besoins matériels de la vie. Pourtant, nous continuons à survivre en ces temps de contre-révolution.

Dans ce contexte historique, les manifestations en cours constituent un nouveau tournant du cycle actuel de luttes, dont l’évolution et l’issue restent encore incertaines. Bien que certaines de ces manifestations puissent déboucher sur des émeutes avec des barricades et des assemblées, des drapeaux rouges et des cris de guerre sociale,…

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Auteur: IAATA