Un droit d’auteur sur son propre corps
Les politiques danois étaient inquiets. L’IA est de plus en plus massive, et représente des menaces démocratiques, notamment par la manipulation des électeurs par les deepfakes.
Le projet danois intitulé « Projet de proposition de loi visant à modifier la loi danoise sur le droit d’auteur » (Udkast til forslag til lov om ændring af lov om ophavsret) a pour but de permettre un accès à une sorte de copyright élargi et individuel, facilitant à tous les citoyens danois la suppression de deepfakes générées par l’IA.
Les deepfakes sont des hyper trucages reproduisant voix, image et caractéristiques physiques sans consentement. En modifiant la loi sur le droit d’auteur et y intégrant l’identité biométrique (voix, image, corps) des citoyens, le Danemark leur donne la possibilité de se protéger.
Certaines exceptions demeureront pour préserver la liberté d’expression comme la parodie et la satire politique, tant qu’elles ne produisent pas de désinformation. Si l’usurpation est malveillante et qu’elle porte préjudice à la personne, celles-ci peuvent être retirées.
Protéger la démocratie et les citoyens
Pouvoir grandir dans un environnement humain sain, est aussi l’objectif de cette loi, car notre image, notre corps et notre voix sont des droits premiers qui font partie de notre environnement intime, qu’on se doit de protéger, comme l’environnement naturel.
« Grâce à l’intelligence artificielle, il est possible de créer des vidéos et des images manipulées en quelques clics et de les partager sur les réseaux sociaux », a déclaré Zenia Stampe, ministre danoise de la Culture, dans un communiqué.
« L’un des principaux objectifs de ce projet de loi est d’obliger les géants du numérique à supprimer rapidement les contenus manipulés, afin de minimiser leur impact. »
En 2024, aux USA, dans le Tennessee, la loi Elvis (Ensuring…
Auteur: Mathieu Paulus
