Situés au cœur du campus universitaire de Villejean, à Rennes, les locaux de l’ESS Cargo sont ouverts toute l’année. C’est un tiers lieu – espace d’échange collectif – où défilent chaque jour des étudiantes, des habitantes, des associations et des travailleurses du quartier. Et c’est ici que sont distribués, tous les quinze jours, des « paniers de grossesse bio ».
Avant que les bénéficiaires arrivent, Bintou Badiane, en charge de ce projet d’alimentation durable au sein de l’ESS Cargo, vérifie le nombre de paniers – une petite quinzaine doivent être récupérés. « Ce sont souvent les papas qui viennent », explique-t-elle, alors que l’un d’eux franchit la porte avec sa petite fille de deux ans.
C’est en l’amenant à la crèche qu’il a été informé de ce dispositif des paniers bio pour les femmes enceintes et les mères de nourrissons. Le dispositif lui convient, lui et sa compagne aiment cuisiner à la maison. « Cette famille est très assidue, ils reviennent chaque quinzaine, remarque Bintou Badiane. Mais c’est le cas de la plupart des bénéficiaires. »
Bintou Badiane, chargée de projet en alimentation durable au sein de l’ESS Cargo, appelle les femmes qui ne sont pas venues chercher leur panier.
©Nolwenn Weiler
Signe que le dispositif répond à un besoin ? Yannick Nadesan l’espère. Adjoint à la santé à la ville de Rennes et conseiller métropolitain délégué à l’agriculture et à l’alimentation, l’élu communiste anime localement ce dispositif des paniers de grossesse qui essaime partout en France. « Nous sommes pour le moment dans une approche expérimentale entamée en novembre 2024, précise l’élu. 50 à 70 femmes en bénéficient dans la ville bretonne. L’idée, c’est d’aller jusqu’à mille. »
Gratuits, les paniers sont distribués pour au moins trois mois. La durée varie ensuite en fonction du quotient familial (qui dépend des…
Auteur: Nolwenn Weiler, Sophie Chapelle

