Tempête chez les écolos ? En quelques jours, Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, a enchaîné les crises. « Elle sort d’une période compliquée », euphémise un député vert. En effet, la patronne du parti a essuyé les critiques liées à la gestion de l’affaire Julien Bayou. En interne, deux visions se sont affrontées : ceux qui estimaient que le parti devait reconnaître et s’aligner sur la décision de justice qui a conclu à « l’absence d’infraction » et ceux qui considéraient que le débat ne devait pas être fermé concernant un comportement qui n’est pas pénalement répréhensible. Le conflit a laissé quelques traces : Hélène Hardy, membre de l’exécutif du parti, a quitté ses fonctions, et la sénatrice Ghislaine Senée a claqué la porte de la formation.
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Mais ce n’est pas tout. La conseillère d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) est accusée par ses concurrents au congrès de vouloir « verrouiller » le parti. Le maire de Grenoble et soutien de Marine Tondelier, Éric Piolle, a été exclu des boucles internes du « Collectif », la motion de la secrétaire nationale sortante, parce qu’il voulait être nommé porte-parole. Ce que le courant de Tondelier ne souhaitait pas, préférant la candidature de Guillaume Hédouin, conseiller régional de Normandie.
Elle devrait aussi permettre à d’autres figures d’émerger en parallèle.
C. Daguerre
« Si on reconnaît à Marine Tondelier le fait d’être très médiatique et de porter visiblement l’écologie, elle devrait aussi permettre à d’autres figures d’émerger en parallèle. Le rôle d’un chef de parti est d’engager une équipe autour de lui » (1) considère Clovis Daguerre, ancien secrétaire…
Auteur: Lucas Sarafian

