Quand ma collègue Lorène a suggéré de publier un article sur les alternatives au chocolat pour Pâques, je reconnais que je me suis trouvée bête. Qu’est-ce que j’allais bien pouvoir écrire ? J’avais beau passer en revue différents ingrédients dans ma tête, je ne voyais pas quels produits pourraient réellement être des substituts aux lapins et petits œufs chocolatés.
Pourtant, il est clair qu’il y a une nécessité à trouver des alternatives. Plus de la moitié des producteurs de fèves de cacao — indispensables à la fabrication du chocolat — vivent sous le seuil de pauvreté. D’après une étude de l’organisation pour l’alimentation et l’agriculture des Nations unies (FAO), les cacaoculteurs ne reçoivent en moyenne que 11 % du prix d’une tablette vendue en France en grande surface. Pour certaines références de tablettes, ce chiffre ne dépasse même pas 4 %. Par ailleurs, plus de deux millions d’enfants travaillent dans des plantations de cacao en Côte d’Ivoire, le principal pays producteur.
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Certains cacaoculteurs ivoiriens défrichent des parcelles de forêt pour y installer leurs plantations, puis se déplacent au fur et à mesure que les rendements baissent. Le chocolat qu’on aime tant — chaque Français en mange en moyenne 12,5 kilos par an — contribue donc à la déforestation de ce pays. Et, cerise sur le gâteau au cacao, certains producteurs utilisent des produits chimiques qui polluent l’environnement et les rendent malades.
Des graines de tournesol à la place des fèves de cacao
J’ouvre donc mon moteur de recherche, à la recherche d’alternatives crédibles. Là, seules deux marques, toutes les deux créées en 2021, apparaissent en se présentant comme des substituts au chocolat : Choviva et Épât’moi. La première, allemande, se vante d’être « la première alternative au chocolat sans…
Auteur: Justine Guitton-Boussion

