Quatre ans après la tentative de rachat avortée par le groupe québécois Couche-Tard et quelques mois après l’approche du néerlandais Ahold Delhaize en vue d’une éventuelle acquisition, nous réaffirmons la nécessité de conserver Carrefour sous pavillon français.
Dans le contexte de guerre commerciale que nous connaissons, la France doit plus que jamais renforcer sa souveraineté. Toutes les grandes puissances ont défini depuis des décennies quels étaient leurs domaines de souveraineté nationale.
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À l’inverse, la France a longtemps laissé faire : Péchiney, Alstom, Lafarge, Technip, Alcatel, Latécoère… Les exemples sont nombreux de nos entreprises passées sous pavillon étranger, entraînant une perte de souveraineté indéniable mais également des suppressions et des délocalisations d’emplois.
Alors que Carrefour a failli être racheté par le québécois Couche-Tard en 2021, en pleine pandémie de covid-19, la France avait su s’interposer au nom de la sécurité alimentaire pour empêcher cette vente. Bruno Le Maire, ministre de l’Économie de l’époque, avait alors alerté sur la mise en danger de notre capacité à « assurer à la population l’accès à une alimentation sûre, saine, diversifiée, de bonne qualité et en quantité suffisante ».
La France a permis à Carrefour de se développer et a encore distribué près de 330 millions d’euros d’aides publiques à l’entreprise en 2024.
L’intérêt spéculatif des actionnaires
Mais le danger principal résidait bien dans les risques pour l’emploi, alors que la moitié des hypermarchés de Carrefour étaient déficitaires,…
Auteur: Collectif

