Nous recevons et transmettons ce manifeste d’un genre nouveau mais d’une sincérité qui force le respect. Déjà signé par trente-deux personnalités, il pourrait annoncer le début d’un mouvement…
Nous, partisans du pire, écrivons, militons activement pour que les choses s’aggravent.
Nous en avons assez de subir en victimes et témoins hébétés le perpétuel empirement des choses, en général comme en particulier, avec ce sentiment frustrant de n’y être pour rien. Nous sommes, et serons, désormais, sur tous les fronts.
Nous voulons en être désormais les acteurs conscients, déterminés et joyeux.
C’est ainsi que, pour les élections municipales, nous n’avons pas ménagé nos efforts, repérant, dans chaque circonscription, le candidat (la candidate, aussi bien, hélas !) le plus crapoteux, corrompu, ignare, spontanément fasciste (la concurrence est forte) et voté pour lui.elle, incité nos ami.e.s à faire de même. Les Alpes Maritimes ont confirmé, à cette occasion, constituer un vivier fort prometteur pour notre démarche. Gageons que notre geste nihiliste, faisant boule de neige, accélère le désastre final de la farce électorale. Dans le cas de Nice, où nous prospérons dans le trafic du Fenatyl, avouons-le, nous avons joué sur du velours. Nous avons même, par un habile stratagème, réussi à faire coup double, en votant deux fois – une fois pour Estrosi, par pure dérision, l’autre fois pour Ciotti, par ontologique méchanceté. Le coup monté de la tête de porc avait tout de même de la gueule, empruntant au pire de la politique, et permettant le triomphe de la politique du pire.
Partout où nous le pouvons, nous jetons de l’huile sur le feu. Dans le détroit d’Ormuz, nos hommes-grenouilles très compétents, et, surtout, travaillant pour nous, ne ménagent pas leurs efforts en immergeant des mines surpuissantes. Dans le même temps, nos talentueux lobbyistes harcèlent Trump et Hegseth – mais…
Auteur: dev

