L’industriel français André Citroën sur un paquebot. Library of Congress /George Grantham Bain Collection
L’ESSENTIEL
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Lors de la rencontre des entrepreneurs de France, le président du Medef Patrick Martin a soutenu le projet d’entrée au Panthéon d’André Citroën.
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Si la marque est toujours connue, la biographie de son fondateur l’est beaucoup moins. Notamment les innovations qu’il a promues.
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La crise de 1929 et ses conséquences financières l’éloigneront de son entreprise.
Citroën est une marque à part dans le monde de l’automobile de collection : une presse spécifique fait vivre la mémoire des modèles légendaires (Citroën Magazine, Citropolis, Chevronnés ou Quai de Javel, le plus récent), des ouvrages nombreux. Des manifestations de grande envergure montrent que les fans, notamment néerlandais, lui vouent un culte particulier tenant en grande partie à la personnalité de son fondateur, André Citroën.
Polytechnicien, l’homme est fasciné par la technique. D’abord fabricant d’engrenage (à chevrons, qui deviendra son emblème), il restructure le constructeur automobile Mors à partir de 1908 en réorganisant et rationalisant la production tout en misant sur l’exportation. Mais c’est à partir de la Première Guerre mondiale qu’il va véritablement changer d’échelle, et d’une certaine façon, changer le monde automobile, et ce, jusqu’à son décès en 1935.
En à peine dix années, Citroën devient le deuxième constructeur automobile mondial… avant de frôler la faillite. Cette épopée mérite assurément une reconnaissance, dans les manuels de management a minima. Et pourquoi pas au Panthéon, où il serait le premier industriel à entrer ?
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Auteur: François Delorme, chercheur associé CERAG, membre du WIKISGK, Université Grenoble Alpes (UGA)
