Les recherches menées auprès des employés des entreprises françaises révèlent que beaucoup perçoivent leurs managers comme autoritaires et hiérarchiques. Seule la moitié des salariés ont le sentiment de pouvoir influer sur les décisions importantes de l’entreprise, contre 85 % dans les pays scandinaves. De plus, seuls 17 % estiment avoir été consultés et écoutés avant un grand changement organisationnel dans leur travail. En d’autres termes, ils estiment avoir peu d’influence sur les décisions prises au sein de l’entreprise et même au sein de leurs propres équipes.
Ce manque d’autonomie perçue peut être attribué à des raisons aussi diverses que des héritages historiques, un système éducatif perçu comme élitiste ou encore la financiarisation croissante de l’économie.
La situation est d’autant plus critique que les leaders d’entreprises françaises doivent relever d’autres défis, à commencer par la nécessaire embauche de candidats qualifiés ? Selon une étude récente de la Banque de France, presque la moitié des entreprises font face à des problèmes de recrutement. Parmi les raisons avancées pour expliquer ces difficultés figurent des aspects liés à la culture d’entreprise et les ressources humaines, comme les pratiques de ressources humaines et la qualité de la gestion. L’enjeu est d’autant plus stratégique à une époque où d’autres possibilités sont ouvertes aux professionnels, de la création d’entreprises, start-up comprises, au travail comme consultant et toutes les nouvelles formes offertes par l’auto entrepreneuriat volontaire…
L’importance critique du leader
Tous ces défis révèlent, si on en doutait encore, l’importance du rôle des leaders au sein des entreprises françaises non seulement pour motiver leurs employés, mais aussi pour attirer des talents hautement qualifiés. Identifier le style de leadership le plus approprié à cette mission est ainsi…
La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Jorge Jacob, Professor of Behavioral Sciences, IÉSEG School of Management

