Toulouse (Haute-Garonne), correspondance
Les laboratoires Pierre Fabre continuent de peser de tout leur poids dans le dossier de l’autoroute A69. Le 29 novembre, Pierre-Yves Revol, président de la Fondation Pierre Fabre, actionnaire majoritaire du groupe pharmaceutique basé à Castres (Tarn), a déclaré dans une interview au journal La Dépêche que « si l’autoroute n’est pas finalisée, le premier employeur du Tarn remettra en cause sa politique d’implantation locale ».
Celui qui a succédé à Pierre Fabre à la tête des laboratoires, après son décès en 2013, ajoute que « l’autoroute conditionnait le maintien et l’accroissement de nos investissements locaux […] Nous ne pouvons continuer éternellement à surmonter les difficultés liées à l’enclavement si aucun effort n’est fait pour ce territoire ».
« Des menaces de représailles »
Cette déclaration dans la presse intervient quelques jours après l’audience au tribunal administratif de Toulouse, le 25 novembre, où il a été question de la possible annulation du chantier de l’autoroute A69. La rapporteuse publique a émis un avis très critique sur les autorisations délivrées au concessionnaire Atosca, préconisant l’annulation du projet. À l’issue des auditions, la présidente a annoncé un délibéré sous quinze jours, qui devrait intervenir la semaine du 9 décembre.
Les opposants au projet croient en l’annulation du projet, et la panique règne donc chez les défenseurs de l’autoroute, parmi lesquels figure depuis longtemps le groupe pharmaceutique.
Les propos du président de la Fondation Pierre Fabre sont « des menaces de représailles visant à mettre la pression sur la justice, en instrumentalisant la vie des salariés et de leurs proches », réagit dans un communiqué le collectif d’opposants à l’autoroute La Voie est libre. « L’entreprise Fabre n’a pas eu…
Auteur: Justin Carrette

