Face à l’effondrement de notre civilisation, divers projets voient le jour : éco-lieux, fermes biologiques, ZAD, coopératives, monnaie locale… Nombreux sont ceux qui proposent des alternatives concrètes à un système destructeur du vivant. Mais ces initiatives demeurent souvent isolées les unes des autres. Partant de ce constat, l’association l’Archipel du Vivant lance un projet visant à faciliter la coopération entre ces différentes alternatives pour organiser la résilience collective à l’échelle des territoires. Leur ambition : faire émerger des micro-sociétés autogérées, vouées à terme à remplacer le système dominant lorsqu’il s’effondrera. Nous sommes partis à la rencontre de Jean-Christophe Anna, à l’origine de cet ambitieux projet.
Mr Mondialisation : Pouvez-vous me résumer votre parcours ?
J-C. Anna : A 45 ans, j’ai derrière moi une carrière de 20 ans dans l’innovation en termes de recrutement et de recherche d’emploi. C’est après un burn-out en 2015, que j’ai découvert divers sujets comme les écovillages, le revenu universel mais aussi les dérives du transhumanisme et de l’Intelligence Artificielle. Cette période a marqué le début d’un engagement citoyen important, qui s’est traduit par le lancement d’un premier site web intitulé 2017-2017 : 20 ans pour tout changer. Différents thèmes étaient abordés, comme l’effondrement de la biodiversité, le réchauffement climatique, la moralisation nécessaire de la vie politique ou encore l’éducation alternative, mais je percevais encore à l’époque ces différents phénomènes de manière isolée. C’est un peu plus tard que j’ai compris qu’ils constituaient en réalité les pièces d’un même puzzle, et que tout était systémique.
Cette véritable prise de conscience s’est accompagnée de changements dans ma vie…
Auteur: Mr Mondialisation
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