Barricade tenue par les femmes – gravure de José Luis Pellicer
La lutte ne sera pas sans nous !
Pour des vies libérées de l’exploitation patriarcale, raciste et capitaliste, pour l’égalité des droits et de la dignité, nous appelons le mouvement du 10 septembre à être féministe.
Les dernières propositions de François Bayrou sont alarmantes : suppression de deux jours fériés, dégradation des services publics, restriction du droit au chômage, remise en cause de la Sécurité sociale… Ces attaques visent directement nos droits et toucheront d’abord les femmes et les minorités de genre, surreprésentées parmi les plus précaires.
Nous luttons pour une augmentation de toutes les rémunérations. Pendant la crise de la COVID-19, nous étions en première ligne, dans les secteurs essentiels comme le soin et la grande distribution, souvent payées au SMIC. Et depuis ? Les réformes de l’assurance chômage, des retraites, et les lois travail ont encore creusé les inégalités.
Nous sommes les premie·res concernées par le temps partiel contraint et les carrières interrompues, synonymes de salaires réduits et de précarité économique. En moyenne, nous gagnons 24 % de moins que les hommes, soit un écart de 500 € par mois. À la retraite, la situation ne s’améliore pas : près d’une femme sur trois touche moins de 858 € par mois, une réalité bien plus fréquente que chez les hommes retraités. Par ailleurs, 13 % des femmes sont rémunérées au SMIC, contre 5,5 % des hommes : augmenter le SMIC, c’est augmenter les salaires féminins.
À cette précarité économique s’ajoute la charge du travail domestique. Contre la double journée, nous exigeons une répartition juste et égalitaire des tâches entre tou·tes. Nous assumons encore très majoritairement les tâches pénibles et peu valorisées : ménage, soin des enfants ou des personnes âgées. 68 % des femmes y…
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