Pour un 17 octobre historique : demain, soyons comme l’eau

Nous voici à quelques heures de la fameuse journée du samedi 17 octobre : lancée sur les réseaux sociaux, sans partis ni syndicats, totalement autonome et auto-organisée, réunissant Gilets jaunes, lycéens, étudiants, soignants, paysans… C’est une date qui pourra, peut-être, renverser la table après des années de défaites.

Sur la carte interactive du mouvement, 1.564 actions sont recensées ce vendredi soir, dont 702 manifestations et 176 occupations de ronds-points. Partout, du cœur des plus grandes villes jusqu’aux territoires ruraux. Autrement dit : il y a des initiatives près de chez vous. Et il y en a pour tous les goûts et toutes les énergies : rejoignez le rendez-vous qui vous convient, l’important c’est de participer.

À Paris, la coordination étudiante invite à manifester près des lieux de pouvoir, et plusieurs appels circulent pour marcher sur l’Élysée. À Lyon, deux points de départ simultanés auront lieu à 14h. À Nantes, ce sont trois cortèges qui partiront séparément pour converger ensemble.

Ce soir, les médias tentent de diffuser de la peur, ils annoncent que la police a l’autorisation d’utiliser tout son arsenal, agitent le fantasme de «l’ultra-gauche» et disent que les services de renseignement redoutent «des actions éruptives, peu préparées et offensives». Ils craignent aussi des actions dès minuit ce soir.

Ces déclarations disent peu de chose sur la réalité de la situation, mais beaucoup sur les craintes du pouvoir. Les grosses manifestations annoncées à l’avance, marchant d’un point A à un point B, même à plusieurs millions, n’ont jamais fait peur à qui que ce soit, ni obtenu aucune victoire. Si le 17 octobre se transforme en cortèges multiples, incontrôlés et inventifs, il sera impossible de les réprimer. Un seul défilé de 10.000 personnes sur un boulevard est très facile à canaliser. 10 manifestations spontanées de 1.000 participants est…

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Auteur: B