Le G7 a été lancé à un moment où, à la suite des vagues de contestations post-68 et du choc pétrolier en 1973, les pays « occidentaux » sont en crise économique et politique. Leur réponse consiste en l’invention des politiques néolibérales. Le G7 (ou G8) a joué un rôle central dans la consolidation internationale de ces politiques de privatisation, de libéralisation, et d’endettement des pays du Sud global. Face à cette politique par le haut, une résistance s’est construite dès 1984, organisant de grands contre-sommets et mobilisations altermondialistes. De Seattle en 1999 à Évian en 2003, les fortes répressions policières n’arrivent pas à faire taire le mouvement.
Aujourd’hui, nous nous retrouvons dans un backlash où les leaders des pays occidentaux tendent de plus en plus vers le fascisme, veulent étouffer toute revendication féministe, écologique… et ne cachent même plus leurs ambitions impérialistes derrières des formules libérales vides. Même si on doit apprendre des mobilisations passées, on doit trouver un internationalisme actualisé, une nouvelle forme de lutte qui peut organiser la solidarité par le bas. Face à la collaboration entre les gouvernements d’extrême-droite, nous devons trouver une voie de résistance émancipatoire et joyeuse !
La réponse miracle, on l’a pas. Mais dans ce RC, nous voulons faire part de quelques discussions que nous avons menées au sein de notre GT internationalisme. Le premier article raconte l’histoire des brigades internationales qui ont rejoint la révolution espagnole contre le général fasciste Franco. Le deuxième revient sur l’altermondialisme, et sur la manière dont, en 2003, le G8 d’Évian a soutenu l’invasion américaine en Irak. Le troisième article article se plonge à Alger après l’indépendance, où la ville accueillait de nombreux mouvements décoloniaux et antiracistes. Tous ces articles montrent, on l’espère, les forces et les…
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