Les éditions Amsterdam ont récemment publié le premier ouvrage collectif d’une nouvelle collection dédiée aux travaux de l’Institut La Boétie : Extrême droite, la résistible ascension. À l’occasion de cette parution, une conférence a été organisée (que l’on peut visionner ici) dans laquelle sont intervenu·es notamment plusieurs membres de la rédaction de Contretemps, sur le thème : « comment battre l’extrême droite ? ».
Le texte que nous publions ici constitue ainsi une version légèrement approfondie de l’intervention d’Ugo Palheta, coordinateur de l’ouvrage, autour d’une dimension spécifique mais centrale de cette question : la lutte contre le racisme.
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Je voudrais aborder le sujet de mon chapitre du livre que nous présentons ce soir, à savoir la question des rapports entre le racisme et l’extrême droite, qui sont évidemment très étroits. Comme l’ont montré de nombreux travaux, basés sur des enquêtes de terrain (notamment celle qui est au cœur du livre publié en 2024 par le sociologue Félicien Faury, qui a d’ailleurs contribué à notre livre) ou sur des enquêtes d’opinion (par exemple l’enquête réalisée pour le rapport de la Commission nationale consultative des droits de l’homme sur la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie), la dimension raciale et raciste est centrale dans le vote pour l’extrême droite.
Elle l’est également dans les orientations programmatiques et stratégiques des organisations d’extrême droite, sous une forme particulièrement évidente et explicite chez Zemmour (qui n’a cessé de faire de la surenchère raciste ces dernières années afin d’exister), et d’une manière à peine plus feutrée chez Le Pen et Bardella. L’extrême droite continue de placer au centre de sa vision du monde et de ses discours la nécessaire « mise au pas » (comme ils le disent de manière euphémisée) de groupes considérés…
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Auteur: redaction

