Chaque semaine, nos scientifiques répondent à vos questions dans un format court et accessible, l’occasion de poser les vôtres ici ! !
C’est décidé, cette année vous reprenez la course à pied. Chaussures lacées, écouteurs branchés, vous êtes paré. 15 kilomètres plus tard, et même pas un point de côté, vous êtes rentré. Mais voilà, 2 jours après, impossible de monter les escaliers, vous avez des courbatures aux mollets. Pourtant avant de vous coucher hier soir ça allait, alors qu’a-t-il bien pu se passer ?
Des mécanismes complexes qui restent à élucider
Les courbatures désignent des douleurs musculaires diffuses qui apparaissent généralement les jours suivant un effort intense et qui disparaissent progressivement. Aussi étrange que cela puisse paraître pour un phénomène aussi commun, la communauté scientifique n’a pas déterminé de façon définitive les mécanismes qui sous-tendent les courbatures. Comme toute question qui traite de la sensation de douleur, la compréhension des courbatures implique de s’intéresser à des processus biologiques complexes.
La douleur est avant tout une expérience subjective qui résulte de l’interprétation par le système nerveux de signaux sensoriels, qu’il y ait des lésions physiques associées ou non. De nombreux mécanismes biologiques ont été proposés pour expliquer l’origine des courbatures, et le consensus actuel est que plusieurs phénomènes seraient impliqués. Et contrairement à ce que vous auriez pu entendre, « l’acide lactique » n’y est pour rien !
Après un exercice intense et inhabituel, et notamment après des contractions excentriques (des contractions qui impliquent de résister à un étirement, par exemple lorsque l’on descend des escaliers), on peut observer des microlésions musculaires au plus petit niveau des éléments contractiles du muscle : les sarcomères.
Mais ce ne sont pas ces lésions elles-mêmes qui sont…
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Auteur: François Dernoncourt, Doctorant en Sciences du Mouvement Humain, Université Côte d’Azur

