La cohabitation entre l’humain et la faune sauvage devrait augmenter sur plus de la moitié des terres du globe d’ici à 2070. La première cause de cette évolution est la croissance de la population humaine. Telle est la principale conclusion de notre nouvelle étude publiée dans la revue Science Advances.
Nos recherches suggèrent de fait qu’avec l’augmentation de la population humaine, les hommes et les animaux se partageront des espaces de plus en plus peuplés. Par exemple, si de plus en plus de personnes s’installent dans les forêts et les régions agricoles, les cohabitations entre l’homme et la faune y augmenteront fortement. Mais ils croîtront également dans les zones urbaines à mesure que les gens se déplacent vers les villes à la recherche d’emplois et d’opportunités.
Les animaux migrent également, principalement en réponse au changement climatique, qui déplace leurs aires de répartition. Dans la plupart des régions, la richesse spécifique, c’est-à-dire le nombre d’espèces uniques présentes, diminuera à mesure que les animaux suivront les climats qu’ils supportent le mieux. Mais étant donné que la croissance de la population humaine augmente, il y aura, malgré cela, toujours plus de cohabitation entre l’homme et la faune sur la plupart des territoires.
Nous avons également pu identifier des régions où la cohabitation entre l’homme et la faune diminuera à mesure que les populations humaines se déplacent, mais ces zones demeurent beaucoup plus rares que les endroits où l’on verra ce phénomène augmenter.
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Auteur: Neil Carter, Associate Professor of Wildlife Conservation, University of Michigan

