Pourquoi certains projets de méthanisation sont acceptés et d’autres pas

Si la méthanisation peut être une source d’énergie d’avenir, l’implantation d’unités de production ne va pas toujours de soi. Au-delà du syndrome NIMBY (Not In My Back Yard, ou « Pas de ça chez moi », en français), l’acceptation ou le refus d’un projet dépend de plusieurs critères, notamment de leur ancrage territorial.


Alors que la crise énergétique déclenchée par la guerre en Ukraine a ravivé les ambitions européennes de souveraineté énergétique, la méthanisation apparaît comme une solution clé. En France, même si les tarifs d’achat ont permis un essor rapide, le biométhane ne représente que 2 à 3 % du gaz consommé, loin de l’objectif de 100 % en 2050 selon la stratégie nationale de bas-carbone (SNBC). Parmi les obstacles, les contestations locales freinent le développement. L’exemple de Corcoué-sur-Logne, où un projet à 70 millions d’euros a été refusé, illustre ces blocages. Les tensions dépassent les nuisances classiques et portent sur des désaccords de fond : modèle agricole, contrôle énergétique, répartition des bénéfices…

Pourquoi certains projets parviennent-ils à s’ancrer localement, tandis que d’autres sont rejetés ? Nos recherches, menées dans la cadre de la Chaire Energy for Society à partir d’entretiens de terrain et de l’analyse de projets contrastés, proposent un nouvel éclairage. En croisant le cadre de l’acceptabilité sociale avec l’approche des modèles d’affaires (business models), nous montrons que l’acceptation d’un projet dépend moins de sa performance technique que de sa manière de « faire territoire ».

Des projets uniques à chaque fois

Produit localement à partir de déchets, le biométhane est une énergie renouvelable stockable, utile pour décarboner, valoriser les déchets et réduire la dépendance au gaz fossile. Mais sa gestion est plus complexe que d’autres renouvelables : elle repose sur des intrants…

La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Carine Sebi, Professeure associée et coordinatrice de la chaire « Energy for Society », Grenoble École de Management (GEM)

Pour l’actu indépendante

🌍 Soutenez l’info libre. Gardez OnePlanète vivant et sans pub
→ ko-fi.com/oneplanetecom

Buy Me a Coffee at ko-fi.com