Raphaël Glucksmann est allé chouiner sur TF1 car il ne peut pas mettre un pied en manif sans se faire huer, insulter ou recevoir des projectiles. Sans surprise, et bien que la dernière fois qu’il se soit pris de la peinture sur la tronche c’était de la part de communistes ligériens, il a accusé la France Insoumise d’être à la manœuvre. En même temps, pourquoi se priver puisque dans la France de Macron on peut accuser LFI d’être derrière tout ce qui nous déplaît sur Terre. Sauf que voilà, s’il est vrai que Glucksmann n’est pas très bien accueilli dans les mouvements sociaux, il y a peut être des raisons plus objectives à cela, au hasard ses propres prises de positions et le bilan calamiteux du Parti socialiste en matière de droit de manifester.
17-24 octobre : “tout ce qui permet de rétablir l’ordre civil est bienvenu”
Là où les manifestants se sont réjouis de la réussite du 17 octobre qui a fait trembler le pouvoir, Raphaël Glucksmann, lui, a été complètement paniqué et s’est vautré dans la frange répressive du gouvernement. Avec l’air grave, il a déclaré qu’il fallait une réponse “extrêmement ferme” et que “tout ce qui permet de rétablir l’ordre civil est bienvenu”, soutenant par la même occasion la mise en place de couvre-feux comme à l’époque de l’Occupation.
“Tout” on a vu, dans le concret, ce que ça a été : menaces d’interdiction de la France Insoumise, stratégie de fermeture des réseaux sociaux, interdictions de manifester, envoi de l’armée, du RAID, de la BRI et du GIGN, manipulation des services de renseignement, géolocalisation, reconnaissance faciale, mains arrachées, lacrymo partout, couvre-feux, hélicoptères, des milliers d’arrestations, des gardes à vue de 72 heures, une justice expéditive et aux ordres etc
Son groupuscule Place Publique est par ailleurs le seul parti de gauche à avoir refusé de se joindre aux recours juridiques contre les…
Auteur: Rob Grams
