Plus gros, plus dangereux et plus polluants. Les rues, les panneaux publicitaires et l’ensemble du parc automobile français s’encombrent chaque année de véhicules toujours plus massifs, la faute à un marché automobile guidé par la mode des SUV, les « sport utility vehicle ». Que faire de ces monstres, dont la simple existence est contradictoire avec nos objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre ?
La réponse ne sera pas la même selon que votre priorité est le confort des conducteurs, les marges des constructeurs ou l’avenir climatique et la sécurité des personnes qui se déplacent hors SUV. En route, on vous donne les clés dans cet article.
Publicité pour un SUV de chez Chut chut, pas de marque.
Qu’est-ce qu’un SUV ?
Les SUV étant d’abord un concept marketing, à savoir une invention destinée à créer un segment de marché et à vendre des véhicules, il n’existe pas de définition qui fasse l’unanimité. Voilà ce qui fait consensus :
- Les SUV sont plutôt de type « véhicule familial », ils ont d’ailleurs en grande partie remplacé l’offre de monospaces.
- Ils ont des caractéristiques esthétiques proches des 4X4 avec un châssis surélevé, une carrosserie bombée et un caractère très massif et volumineux
- Ils se distinguent des 4X4, notamment parce qu’ils n’ont pas forcément 4 roues motrices
Les SUV sont les véhicules les plus vendus en France, indique à Bon Pote Léo Larivière, responsable transition automobile de l’ONG T&E (Transport & Environment), qui a réalisé une analyse de la base de données SIV permettant de connaître la part des SUV sur le total des voitures neuves mises en circulation en France sur l’année 2025. Son résultat : 52 % des ventes sont des SUV. C’est aussi le cas d’un quart des voitures en circulation en France au 31 décembre 2025 (27 %).
Longtemps plutôt réservée aux véhicules…
Auteur: Thibaut Schepman
