Pourquoi la flambée des cours du pétrole ne sera pas, à terme, une bonne affaire pour l’État

Les questions d’actualité, ce mardi et ce mercredi à l’Assemblée nationale et au Sénat – les premières depuis le 25 février, ont bien traduit combien la hausse des prix des carburants était devenue un sujet majeur d’inquiétude au sein du pays. La flambée des prix de cette énergie, indispensable aux déplacements de dizaines de millions de Français, se fait lourdement ressentir depuis le début de la guerre au Moyen Orient, avec les frappes des armées américaine et israélienne sur l’Iran. La courbe des prix le montre bien : le prix du gazole a bondi depuis le 28 février de 29 %, et celui du SP98 de 24 %.

La pression politique s’intensifie depuis plusieurs semaines pour que le gouvernement s’engage dans des aides en faveur des acteurs économiques et les ménages, ou desserre la fiscalité sur ces carburants, dont le prix final est constitué de près de la moitié de taxes. Certains responsables politiques, notamment au Rassemblement national qui exige une baisse de la TVA sur les carburants, soupçonnent l’État de voir ses recettes fiscales augmenter de façon anormale dans le contexte actuel.

L’État est un « profiteur de crise », accuse Marine Le Pen

La présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale, Marine Le Pen, a affirmé que l’État se « comporte comme un profiteur de crise » et perçoit « des recettes indues », du fait de la situation explosive au Moyen-Orient. « C’est un fait, c’est mécanique […]…

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Auteur: Guillaume Jacquot

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