Le pape François veut « promouvoir chez les jeunes étudiants en théologie une véritable sensibilité historique ». C’est ce qu’il affirme en préambule de sa lettre sur le renouveau de l’étude de l’histoire de l’Église, publiée jeudi 21 novembre. « Par cette expression, je veux indiquer non seulement une connaissance approfondie et précise des moments les plus importants des vingt siècles de christianisme qui sont derrière nous, mais aussi et surtout l’émergence d’une claire familiarité avec la dimension historique propre à l’être humain », précise le pape.
Un renouveau de la formation des prêtres
Dans ce document, François souhaite donner quelques repères pour la formation aux candidats au sacerdoce. Déjà, en août, il avait publié une lettre à leur attention, et plus largement à tous les chrétiens, dans laquelle il soulignait l’importance de la littérature.
Maintenant, pourquoi ce plaidoyer pour l’histoire ? Le pape donne plusieurs raisons. « Personne ne peut vraiment savoir qui il est et ce qu’il entend être demain sans nourrir le lien qui l’unit aux générations qui l’ont précédé », plaide-t-il. « Une sensibilité historique correcte aide chacun de nous à avoir le sens des proportions, le sens de la mesure et une capacité à comprendre la réalité sans abstractions dangereuses et désincarnées, telle qu’elle est et non pas telle qu’on l’imagine ou qu’on voudrait qu’elle soit », explique également le pape.
Citant un grand théologien français, sans donner son nom, le pape François assure que l’étude de l’histoire protège également « d’une conception trop angélique de l’Église, d’une Église qui n’est pas réelle parce qu’elle est sans taches ni rides. ». « L’histoire de l’Église nous aide à regarder l’Église réelle pour pouvoir aimer cette Église qui existe véritablement et qui a appris et continue d’apprendre de ses erreurs et…
Auteur: Paul Carpenter

