À Montpellier, Le Havre, Montreuil, Thonon-les-Bains, Grenoble, Marseille, et dans plus de vingt autres villes françaises, le conseil municipal comptera désormais un membre du Parti animaliste. Création de parc canin, mise en place de dispensaire, stérilisation des chats errants, végétalisation des menus en cantine scolaire, des cours sur l’éthique animale… Autant de mesures qu’ils comptent mettre en place durant leur mandat.
Ils sont 28 en tout à avoir été élus sur des listes aux dernières élections municipales. Une « percée », dont se félicite Mira Douchka Markovic, coprésidente de ce tout jeune parti fondé en 2016, et consacré à la cause animale : « Nous avons doublé, voire triplé notre nombre d’élus par rapport à 2020 ! Nous sommes fiers de démontrer que la cause animale intéresse les électrices et les électeurs. » Et de rappeler que le parti animaliste avait déjà fait 2 % aux élections européennes de 2024.
Un parti qui se revendique transpartisan
Sur ces 28 élus animalistes, 18 figurent sur des listes d’union des gauches, quand les 10 restants sont intégrés à des listes centristes ou divers droite. Parmi elles, on retrouve notamment la liste Horizons conduite par Édouard Philippe au Havre. Pour rappel, la droite et le centre (dont Horizons) avaient massivement soutenu la loi Duplomb en 2025, laquelle autorise notamment l’agrandissement des élevages intensifs. De même, de nombreux députés de droite et du centre participent à un groupe d’études visant à promouvoir la chasse et la pêche.
Un paradoxe que balaie la direction du Parti animaliste, qui se revendique transpartisan : « Peu importe la couleur politique de l’individu, à partir du moment où il a vraiment envie de faire changer les choses sur les questions animales, explique Mira Douchka Markovic. Bien sûr que c’est extrêmement triste et décevant que toutes ces personnes aient voté pour la loi Duplomb……
Auteur: Scandola Graziani

