A force de désastres et de perspectives de plus en plus sombres, les classes dominantes sont obligées de parler d’écologie, mais une « écologie » libérale des consommateurs, des petits gestes et des micros pas, séparée des questions sociales et politiques, qui ne remet absolument pas en cause le modèle de société en place, le capitalisme, le système techno-industriel, etc.
Ce faisant, l’écologie est impuissante, alors que pourtant tout s’aggrave et que les prévisions se réalisent.
Un livre évoque ces sujets :
Pourquoi l’écologie perd – Alors que tout s’aggrave
Pourquoi l’écologie perd toujours
Clément Sénéchal a été porte-parole climat de Greenpeace et il est actuellement chroniqueur Frustration sur les sujets écologiques. Ce mois-ci, il sort un livre à la fois coup de poing et analysant finement la pacification et la dépolitisation de l’écologie par celles et ceux qui la représentent dans le champ institutionnel. On s’étonne que les gouvernements s’en foutent de l’écologie mais il faut voir comment la lutte est menée : derrière les actions spectaculaires qui ont rendu Greenpeace célèbre, c’est un lobbyisme poli, complaisant et intégré au fonctionnement ordinaire de la classe bourgeoise qui s’exerce. Cette écologie du spectacle institutionnalisée ne fait peur à personne, et surtout pas aux grands groupes capitalistes. Nous publions avec son accord des extraits de ce livre vraiment essentiel.
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Les trajectoires actuelles dessinent l’enfer sur la terre : sans doute au-delà des +3 °C d’ici à la fin du siècle, +3,8 °C en France. Nous comptons déjà plus de 670 000 morts du réchauffement climatique depuis le début des années 1990. Sur les neuf limites planétaires à respecter pour garantir l’intégrité de notre écosystème, six ont déjà été franchies.
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Depuis les années 1970, une partie des élites de l’écologie officielle portent une lourde responsabilité….
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