Ça va bientôt sentir le fumier devant les préfectures. Dès ce lundi 18 novembre, « nous serons dans tous les départements », a averti Arnaud Rousseau mercredi 13 novembre sur France Inter. L’après-midi, le président de la FNSEA, le syndicat agricole majoritaire, et son homologue des Jeunes agriculteurs (JA) Pierrick Horel, ont annoncé des mobilisations devant les préfectures, les ronds-points et les boulevards aux noms évocateurs de l’Europe, pour protester contre le projet de traité de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur. Ce mouvement, prévu pour « durer jusque mi-décembre », abordera d’autres sujets tels que les contraintes agricoles, les prix et les revenus.
Déjà, début octobre, l’opération « On marche sur la tête » avait repris dans les Pyrénées-Orientales, le Gard ou encore l’Île-de-France — la section francilienne ouest des JA avait annoncé « 750 panneaux » d’entrées de villes retournés dans son secteur.
Des actions dans toute la France
Les autres syndicats fourbissent leurs armes. La Coordination rurale projette une « révolte agricole » à compter du mardi 19 novembre, avec des manifestations devant plusieurs préfectures dont celles du Gers, des Pyrénées-Atlantiques et des Hautes-Pyrénées. Le 8 novembre, des membres du Modef se sont rassemblés devant la préfecture de Tulle (Corrèze) pour dénoncer « la mort des paysans familiaux ».
Depuis le 13 novembre, la Confédération paysanne enchaîne les actions : « bagnoles contre bétail » et « limousines contre [vaches] Limousines » contre le Mercosur ; contre un projet de serres géantes chauffées de tomates à Isigny-le-Buat (Manche) ; contre un projet de mégabassine à Saint-Sauvant (Charente-Maritime)… « [Ce] lundi, nous serons sur une nouvelle action sur les thèmes du foncier, des revenus et de l’agrivoltaïsme en Nouvelle-Aquitaine », indique la porte-parole…
Auteur: Émilie Massemin

