Pourquoi les bilans carbone sont incertains – et comment les améliorer

Cet article est publié dans le cadre de la Fête de la science (qui a lieu du 7 au 17 octobre 2022 en métropole et du 10 au 27 novembre 2022 en outre-mer et à l’international), et dont The Conversation France est partenaire. Cette nouvelle édition aura pour thème : « Le changement climatique ». Retrouvez tous les événements de votre région sur le site Fetedelascience.fr.


Le changement climatique est engendré par les émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine. Pour mieux comprendre ces émissions et mieux les réduire, les « bilans carbone », et plus généralement les bilans d’émission de gaz à effet de serre, sont réalisés aux niveaux national, régional et départemental.

En pratique, ces bilans comptabilisent les émissions de toutes les activités humaines à partir de nombreuses données (type d’énergie, consommation, surface habitable, type d’habitation, compteurs trafic…). On estime par exemple, ce qu’un logement individuel chauffé au gaz émet en CO2 par mètre carré en moyenne pendant l’hiver.

Il existe un cadre réglementaire pour les inventaires nationaux, mais pas pour les échelles plus locales, pourtant nécessaires pour les décideurs publics et le suivi des mesures de lutte contre l’émission de gaz à effet de serre. Pour suivre précisément les émissions de gaz à effet de serre et leurs tendances (à la hausse, à la baisse), il est nécessaire d’homogénéiser les protocoles d’inventaire, notamment en identifiant toutes les sources et puits d’émissions, et en incluant tous les différents secteurs d’activité.

Nous proposons une méthode de mesure qui complémente les inventaires actuels. Elle permet d’améliorer la confiance dans les inventaires d’émission de gaz à effet de serre et est déjà mise en œuvre dans la région Grand Est pour faire du suivi en temps réel.

Aerolab, CNRS, Université de Reims Champagne0Ardennes, Fourni par l’auteur

Comment sont fait les bilans carbone ?

Les bilans carbone se font actuellement « par inventaire » : ils recensent les émissions directes de gaz à effet de serre, ainsi que les émissions « indirectes », issues de la consommation d’électricité et de chauffage urbain. La réglementation nationale prévoit également d’inclure les émissions indirectes liées d’une part au cycle de vie des produits en amont de la production, et d’autre part à la distribution des énergies (bois et électricité).

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En théorie, calculer les émissions grâce à des méthodes par inventaire peut conduire à des estimations fiables et précises des émissions de gaz à effet de…

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Auteur: Lilian Joly, Chair professor, Université de Reims Champagne-Ardenne (URCA)

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