Les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et l’Afrique du Sud) qui ont admis en leur sein cinq États de plus (Égypte, Émirats Arabes Unis, Éthiopie, Indonésie et Iran) se sont réunis à Rio de Janeiro les 6 et 7 juillet 2025. L’Arabie saoudite était présente mais n’a pas officiellement adhéré en tant que pays membre. Une petite vingtaine d’autres États considérés comme partenaires étaient également représentés.
Alors que le président des États-Unis multiplie les actions unilatérales tant au niveau militaire qu’au niveau commercial, les BRICS défendent le multilatéralisme et le système des Nations Unies. Ils s’inscrivent également pleinement dans le mode de production capitaliste, productiviste-extractiviste. Représentant la moitié de la population mondiale, 40% des ressources fossiles d’énergie, 30% du produit intérieur mondial et 50% de la croissance, ils auraient à leur disposition d’importants moyens pour mettre en œuvre un modèle de développement différent s’ils le voulaient, ce qui n’est pas le cas.
Il est nécessaire d’exprimer un point de vue critique à l’égard des BRICS. Cela n’empêche en rien de dénoncer, d’abord et avec la plus grande fermeté, les États-Unis, ainsi que ses alliés européens et indo-pacifiques (Japon, Australie, etc.), pour leur politique impérialiste, laquelle se traduit notamment par leur soutien à l’État d’Israël. Sans le soutien indéfectible de Washington et de l’Europe occidentale, l’État colonial israélien ne pourrait pas poursuivre le génocide en Palestine. Néanmoins, les BRICS, de leur côté, ne prennent aucune mesure concrète, en tant que groupe de pays, pour effectivement empêcher le génocide.
Dans cette série de questions/ réponses, Éric Toussaint analyse la déclaration finale du sommet des BRICS rendue publique le 6 juillet 2025 ainsi que la politique pratique des BRICS et des institutions qu’ils ont mises en…
Auteur: redaction

