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De nombreuses personnes constatent que leurs cheveux ont tendance à boucler, voire à frisotter, par temps humide, même s’ils sont naturellement raides. Ce phénomène universel varie toutefois en intensité selon le type de cheveux. Pour comprendre les raisons scientifiques qui se cachent derrière ces frisottis, plongeons à l’intérieur du cheveu.
La tige pilaire (nom scientifique donné au cheveu), principalement constituée de kératine (une protéine) est la partie visible du cheveu, autrement dit la partie qui sort du cuir chevelu. Elle est composée de plusieurs couches concentriques, à l’image d’un tronc d’arbre.
La moëlle (ou medulla), la couche la plus interne, permet de retenir l’humidité. Sa présence varie en fonction des types de cheveux et peut être continue, fragmentée ou complètement absente. En particulier, les cheveux blonds, souvent plus fins, ne contiennent pas ou peu de moëlle.
La couche intermédiaire, appelée cortex, représente 80 à 90 % du cheveu, c’est l’équivalent du bois d’un tronc d’arbre. Le cortex est composé de longs filaments torsadés de kératine parallèles à l’axe du cheveu et maintenus ensemble par des liaisons fortes, les ponts disulfure (soufre) et d’autres plus faibles, les liaisons hydrogène. Les ponts disulfures assurent la cohésion et donnent la résistance au cheveu. Lorsqu’on applique des traitements chimiques aux cheveux, ces ponts sont détruits : les cheveux sont fragilisés et se cassent plus facilement.
Les liaisons hydrogène plus facilement altérables sont, quant à elles, à l’origine de la forme des cheveux. Ce sont ces liaisons qui…
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Auteur: Coralie Thieulin, Enseignant chercheur en physique à l’ECE, docteure en biophysique, ECE Paris

