Transports, végétalisation, alimentation… En matière de lutte et d’adaptation contre le changement climatique, les maires ont un rôle majeur. Voici une sélection de leurs compétences pour que vous puissiez mieux les connaître, mais également interpeller les candidat(e)s afin qu’ils et elles soient les plus ambitieux possible, en vue des élections municipales des 15 et 22 mars 2026.

Les pouvoirs du maire en matière d’environnement
Avant de commencer, petit rappel de la situation. La France compte plus de 34 875 communes, dont 70% ont moins de 1000 habitant(e)s et 92% moins de 3500 (40% des communes de l’Union européenne sont en France). C’est ce maillage conséquent qui rend la position du/de la maire si particulier, et qui explique, entre autres, qu’il ou elle reste l’élu(e) préféré(e) dans les différents baromètres.
Mais cette densité de commune contribue aussi à rendre complexes toutes formes d’oppositions à des projets : Qui décide de quoi ? Quelles responsabilités pour quels corps de l’Etat ? Nous allons vous lister les principales compétences des maires en matière d’environnement. Objectif : que leur programme soit le plus ambitieux possible.
La mobilité
En matière de transport, le premier poste d’émissions de CO2 en France (voiture personnelle en tête) et principal émetteur de polluants, l’objectif numéro un dans les villes est de sortir du tout voiture.
Premièrement, le/la maire a la main sur les routes communales (dans certains cas, c’est l’agglomération ou la métropole) : rendre une route à sens unique pour limiter la circulation, créer une piste cyclable à double sens, piétonniser une rue, un quartier, mettre en place des rues scolaires, redonner aux piétons une place de manière définitive ou temporaire, faire la ville à 30 km/h, les possibilités ne manquent pas. Et l’élu(e) peut également déléguer aux habitant(e)s.
Les municipalités se doivent également de créer les…
Auteur: Mathieu Brand

