L’ESSENTIEL
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En cette rentrée scolaire et en début de campagne présidentielle disputée, la question de l’inflation revient en force.
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Si la flambée du coût de l’énergie explique la hausse des prix alimentaires, pourquoi ceux-ci ne baissent-ils pas quand le prix du pétrole recule ?
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Loin d’être mécanique, la transmission de la hausse des prix d’un secteur à l’autre emprunte des voies multiples qui rendent l’impact d’une baisse incertain.
À partir de 2021, la reprise économique mondiale, puis les tensions logistiques et l’invasion de l’Ukraine par la Russie ont fait grimper en flèche les cours de l’énergie et de nombreuses matières premières agricoles. Beaucoup de consommateurs ont alors attendu que la baisse ultérieure de ces mêmes cours se traduise vite par un allègement de leur ticket de caisse. Elle a mis plus de temps qu’on ne l’imaginait. Pourquoi ?
Un décalage qui saute aux yeux
Le constat, d’abord. En moyenne annuelle, les prix de l’énergie bondissent de 23,1 % en 2022 en France, contre 6,8 % pour l’alimentation. En 2023, la tendance s’inverse : l’énergie ralentit à 5,6 %, mais l’alimentation, elle, accélère à 11,8 %.
Il faut attendre 2024 pour que les deux séries reviennent à des rythmes comparables (respectivement 2,3 % et 1,4 %), et 2025 pour voir l’énergie reculer (– 5,6 %) pendant que les prix alimentaires progressent encore, certes plus modestement (+ 1,2 %).
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Autrement dit, la transmission du choc énergétique aux prix alimentaires est progressive. Elle peut se poursuivre alors même que les prix de l’énergie et des matières premières ont déjà commencé à ralentir. Ce décalage n’est pas propre au marché français. Il résulte du temps nécessaire au choc pour parcourir les différents…
Auteur: Cynthia Tabet, Docteur et chercheuse en Économie, Enseignante et référente pédagogique, Faculté Jean Monnet (Droit, Économie, Management), Université Paris-Saclay, Université Paris-Saclay
