Parce que les liens entre police et extrême-droite sont structurels et personnels : histoire
Depuis la mort du nazillon Quentin Deranque, dont il a été démontré que la mort a été causée par le guet-apens tendu par son groupe de néo-nazis armés qui a blessé des antifascistes, aucun des nervis d’extrême-droite n’a été interpellé. Depuis nous avons également rappelé sur notre média de nombreuses histoires récentes révélant de manière flagrante comment l’extrême-droite agresse et tue en toute impunité depuis des années.
La question que l’on doit se poser, c’est quelles sont les raisons de cette impunité ? Pourquoi, à Lyon, on recense 102 agressions fascistes depuis 2010, dont 70% sont restées impunies ? Comment, à Nantes et dans de nombreuses villes, nous constatons la multiplications d’attaques d’extrême droite, parfois sous les yeux de la police, sans réaction ?
Au-delà de la justification (bien réelle) de l’adhésion du corps policier aux idées d’extrême-droite, il y a une raison très simple : il existe des liens directs entre les groupes d’extrême-droite et les services de police.
Les milieux d’extrême-droite et la police, 85 ans d’histoire d’amour
Cette porosité entre les milieux néonazis et la police ne date pas d’aujourd’hui. Elle est même dans son ADN, puisque la police nationale a été crée par le régime de Vichy en 1941. À l’été 1942, c’est elle qui est chargée d’arrêter des milliers de juifs lors de la Rafle du Vel d’Hiv. Après-guerre, la structure de la Police Nationale ne change pas et reste aujourd’hui encore presque identique, même si les missions ne sont officiellement plus les mêmes. Quoique, il s’agit toujours de chasser ceux qui sont désignés comme «indésirables». En outre, il n’y a pas vraiment d’épuration.
On connaît Maurice Papon, collaborateur zélé qui déporta des milliers de juif·ves pendant la Seconde…
Auteur: B

