Pourquoi n'arrive-t-on pas à réduire les emballages ? Réponse du côté des lobbies

Sous les dorures de la Maison de la chimie, dans les beaux quartiers de Paris, le gratin des acteurs de l’emballage était réuni le matin du 8 juillet autour d’un café mignardises. Le lieu est stratégique, voisin de l’Assemblée nationale, idéalement situé pour murmurer à l’oreille des députés. Le but ? Orienter les avis de plus de 200 décideurs réunis à la Conférence nationale sur les déchets ménagers, dont des élus locaux…

À première vue, l’organisateur de l’événement n’éveille pas de soupçons : Aromates. Il s’agit d’un cabinet de conseils spécialisé. Une ruse classique des lobbyistes consiste à mandater des intermédiaires, plus discrets, pour s’occuper d’élargir à leur place leurs scènes d’influence.

Veolia, Suez et Paprec à la manœuvre

Une visite du site dédié à cette conférence et de sa rubrique « avec le soutien de » donne à voir les logos de Veolia, Suez, ou encore Paprec… Derrière cet événement se cachent les géants qui font des déchets leur business.

Jacques Marceau, dirigeant d’Aromates, a décliné les demandes d’entretien de Reporterre, mais « n’y voyez aucune dérobade », écrit-il ensuite après avoir pris connaissance de nos questions. Il reconnaît par courriel que l’organisation d’une telle rencontre coûte environ 74 000 euros, la moitié financée par des fonds publics et l’autre… par des mastodontes de l’industrie de la gestion des détritus.


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Les entreprises partenaires ont donc dépensé environ 37 000 euros pour une seule matinée de « débats », précédée d’un « petit-déjeuner networking » : un réseau qui vaut de l’or. Aromates évoque le « secret des affaires » pour ne pas donner le détail par société.

Un exemple parmi tant d’autres de recours à un tiers dont…

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Auteur: Rozenn Le Saint