Suite au meurtre de Lyhanna, une vague d’émotion et d’indignation a parcouru le pays. C’est dans cette atmosphère que le Collectif enfantiste, luttant contre les violences faites aux enfants et aux ados, et Andréa Bescond, réalisatrice du film Les Chatouilles et militante contre la pédocriminalité, ont publié un appel à se rassembler chaque lundi à 19h devant le ministère de la justice à Paris et devant tous les tribunaux en province.
À Nancy, 300 personnes se sont rassemblées le lundi 8 juin, puis près de 80 personnes la semaine suivante.
Ce lundi 22 juin, le Collectif enfantiste 54 appelait une nouvelle fois à se rassembler devant le tribunal de Nancy, avec cependant une différence par rapport aux deux semaines précédentes : au même moment, le tribunal organisait une réunion publique pour parler des violences faites aux mineur·es.
Une opération de récupération parfaitement réussie
Dès 19h15, après une courte prise de parole d’une militante du Collectif enfantiste, les pancartes sont déposées au sol et tout le monde s’engouffre dans le tribunal. Cette même militante doit prendre la parole à l’intérieur alors on la suit, on veut l’entendre, la soutenir. Face à une salle bondée de journalistes, de flics, d’agents de sécu et de militant·es, trois personnes sur une estrade : la présidente du tribunal, le procureur de la République et le colonel commandant de gendarmerie de Meurthe-et-Moselle.
Les bouchers s’intéressent aux conditions des vaches, nous voilà rassurées. [1]
Concrètement, s’en est suivi une succession de monologues bons qu’à nous endormir et d’éléments de langage destinés aux articles du Parisien ou de L’Est Rép, présents dans la salle.
« Si nous ne traitions, du jour au lendemain, que les dossiers de violences sexuelles et de viols, nous n’aurions toujours pas assez de moyens pour les traiter tous », a-t-on ainsi pu entendre de leur part.
D’accord, et donc quand vous…
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