Pourquoi soutenir la résistance ukrainienne

Une guerre, hier improbable, aujourd’hui emportée par une trajectoire imprévisible ?

Une guerre hier improbable ?

Oui, à condition d’oublier qu’en fait la guerre perdurait depuis 2014, date à laquelle la Russie s’était saisie de la Crimée et, avec l’aide des « séparatistes » du Donbass, organisés et financés par elle, avait mis la main sur une partie de cette région. Une première phase qui avait fait au moins 15 000 morts ! Oui encore, à condition d’oublier que l’action armée était redevenue, comme de multiples exemples le démontraient, un moyen de faire aboutir des objectifs politiques. Mais oui malgré tout, car le fait de renouer en Europe avec l’invasion d’un pays souverain par une grande puissance – terrible bégaiement de l’Histoire – nous a frappé·es de sidération !

Une guerre qui surprend ?

Alors que la défaite de l’Ukraine en quelques jours constituait la perspective généralement admise, l’offensive russe se solde par l’échec de ce qui était supposé voir, en quelques jours de déploiement militaire massif, l’effondrement du régime de Kyiv (la fuite du président Zelensky) et la mise en place d’un État fantoche voire annexé. Au prix de dizaines de milliers de morts de part et d’autre et de destructions massives de villes et de villages. Un échec certes dû à la somme d’incompétences et aux carences de l’armée russe mais surtout à l’admirable résistance des Ukrainien·nes. Toute une société s’est mobilisée pour défendre l’indépendance du pays contre un État prédateur. D’où le recentrage de Poutine sur l’est et le sud-est de l’Ukraine avec la volonté de conquérir la totalité du Donbass et d’établir un lien pérenne entre ce dernier, la Crimée et toute la côte ukrainienne de la mer Noire.

Un possible retournement ?

L’échec de la guerre éclair russe, l’enlisement ou au moins les difficultés, les pertes beaucoup plus importantes que prévu du côté russe (pas loin de 100 000 hommes hors de combat, d’après les renseignements occidentaux) au prix de pertes très élevées du côté ukrainien, l’existence de réfractaires au sein même de l’armée russe, en sont autant d’éléments majeurs. On les doit, pour l’essentiel, à la qualité de la résistance ukrainienne qui s’appuie sur la force d’une conscience nationale renforcée de manière décisive par l’agression de Poutine, notamment dans les régions supposées les plus « pro-russes » du Donbass, et sur les effets de l’onde longue de la révolution…

La suite est à lire sur: france.attac.org
Auteur: Ukraine Solidarité France

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