Les ministres des Affaires étrangères du Danemark et du Groenland étaient à Washington ce mercredi 14 janvier pour rencontrer, à leur demande, le secrétaire d’État Marco Rubio et le vice-président américain JD Vance. Le sujet : répondre aux menaces du président américain, qui a annoncé vouloir s’emparer « d’une manière ou d’une autre » du territoire arctique.
Donald Trump avance des arguments sécuritaires. Les États-Unis auraient besoin du Groenland pour mener, entre autres, leur projet de bouclier antimissile appelé Dôme d’or. Mais d’autres enjeux notamment économiques, écologiques et géo-stratégiques expliquent les velléités américaines. On fait le point.
Ce qu’il faut savoir sur le Groenland
Grand comme quatre fois la France métropolitaine (2,1 millions de kilomètres carrés), le Groenland est couvert à 80% par les glaces et n’est peuplé que de 56 000 habitantes et habitants.
Étant un pays constitutif du Royaume du Danemark, il appartient sur le plan politique à la sphère européenne. Mais, au niveau géographique, il est en Amérique du Nord. Regarder une carte centrée sur ce territoire permet de réaliser à quel point on se sent loin de Copenhague, la capitale danoise, quand on est à Nuuk, la capitale du Groenland.
Ce pays était déjà situé au cœur d’enjeux stratégiques, puisque situé entre les Etats-unis, le Canada et la Russie. Mais le changement climatique, dont les effets sont quatre fois plus rapides qu’ailleurs, redessine la partie. Nous en avions parlé sur Bon Pote, il est possible d’observer des étés sans glace en Arctique dès le début de la décennie 2030. De nouvelles routes maritimes jadis impraticables s’ouvrent donc à proximité du Groenland. Voilà qui met le Groenland au cœur du « Grand Jeu » géopolitique arctique.
Des ressources abondantes au Groenland, mais incertaines
Face aux menaces d’invasion de Donald Trump, on…
Auteur: Sophie Kloetzli et Thibaut Schepman

