Il aura fallu 25 ans pour que la question de la toxicité de l’air après les attentats du 11 septembre 2001 soit exposée. Le maire de New York, Zohran Mamdani, a annoncé le septembre 2026 la publication de dizaines de milliers de documents révélant, selon lui, des dissimulations de la municipalité de l’époque.
« Ces documents montrent ce que la ville savait de la présence d’air toxique autour de Ground Zero, à quel moment elle en a eu connaissance et comment elle a agi pour limiter sa responsabilité juridique », a déclaré l’édile lors d’une conférence de presse.
Tout de suite après l’effondrement des tours du World Trade Center et du nuage de poussière qu’il a provoqué, les autorités new-yorkaises avaient assuré que l’air autour était sans danger. Pourtant, dix mois plus tard, des analyses révélaient encore de l’amiante jusqu’à 800 mètres autour du site, rapporte le New York Times, qui a épluché les plus de 170 000 pages mises en ligne.
Plus de 9400 décès liés à la toxicité de l’air
« Des gens sont tombés malades parce que les dirigeants en qui ils avaient confiance leur ont menti et leur ont dit qu’ils pouvaient respirer de l’air toxique en toute sécurité », a accusé Zohran Mamdani, sans citer de nom de dirigeant en particulier.
En plus des 2 753 personnes tuées à New York le par le double attentat, plus de 9 400 autres sont décédées des suites de cancers ou de maladies respiratoires liées à leur exposition au nuage de poussière à New York, selon le programme fédéral mis en place pour assurer leur suivi médical et une aide financière.
Cette campagne de publication s’est mise en place à la demande des organisations de défense des victimes. L’une d’elle, 9/11 Health Watch, avait saisi la justice pour contraindre la ville à rendre publiques les informations dont elle disposait. Les documents mis en ligne ont été retrouvés l’an dernier dans les…
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