En juin dernier, les travaux menés par une commission d’enquête à l’initiative de la sénatrice écologiste Antoinette Guhl avaient dressé un constat sévère des relations commerciales entre distributeurs, industriels et producteurs. Ces travaux avaient conduit plusieurs dirigeants de la grande distribution à contester publiquement les conclusions de la commission (lire notre article).
La proposition de loi issue de ces travaux, déposée par Antoinette Guhl il y a quelques jours, ne va probablement pas arranger les relations entre les écologistes et la grande distribution. Le texte a pour objectif d’inverser certaines pratiques prisées par les supermarchés consistant à vendre à prix plancher des produits ultra-transformés comme le Nutella ou le Coca-Cola, et à récupérer le manque à gagner par des marges plus élevées sur des produits sains.
« Ces travaux (de la commission d’enquête) montrent que certains aliments au cœur des recommandations nutritionnelles de santé publique, notamment les fruits et légumes, les légumes secs, les produits céréaliers complets ou peu raffinés et les produits issus de l’agriculture biologique, supportent trop souvent des niveaux de marge sensiblement supérieurs à ceux appliqués à des produits ultra-transformés, trop gras, trop sucrés, trop salés, utilisés fréquemment comme produits d’appel », rappelle l’élue dans l’exposé des motifs de son texte composé de deux articles.
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Auteur: Rédaction Public Sénat
