« Avis aux parents : les poux sont de retour. » Peu après la rentrée scolaire, ce type de message d’alerte ne tarde pas à fleurir aux portes des écoles. Car ces insectes un peu trop attachants n’aiment rien tant que la promiscuité retrouvée entre les plus jeunes pour s’épanouir. Dans la panique, on peut être prêt à tout pour s’en débarrasser. Mais faut-il forcément sortir une grosse artillerie de produits chimiques ?
La chasse aux poux sur les petites (et grandes) têtes blondes a longtemps reposé sur des insecticides neurotoxiques, notamment à base de substances comme le malathion ou la pyréthrine. Les poux ayant développé des résistances, ils ne sont plus proposés depuis plusieurs années. En cas de surdosage, certains de ces insecticides pouvaient aussi provoquer des troubles neurologiques chez les enfants.
Aujourd’hui, les produits antipoux fonctionnent de façon mécanique. Autrement dit, ils asphyxient poux et lentes. Un mode d’action a priori moins agressif que les insecticides s’attaquant au système nerveux de l’insecte… tout en restant efficace ! Mais les principaux produits en vente ne sont pas sans défauts.
Silicones et huiles végétales
La plupart utilisent des silicones comme substance active. Il s’agit de composés d’origine synthétique, que l’on retrouve aussi souvent dans les cosmétiques (sauf bio). Or, les silicones sont très décriées pour leur impact environnemental. « Leur structure chimique les rend très difficilement biodégradables, voire pas du tout », explique Mélissa Mendy, responsable projets scientifiques chez Cosmebio, le label de référence des cosmétiques bio. Les silicones des antipoux (et des cosmétiques) s’évacuent dans les eaux usées « et s’accumulent dans l’environnement aquatique et dans les sols », poursuit Mélissa Mendy.
Les alternatives d’origine naturelle sont des huiles végétales : certains antipoux recourent notamment à…
Auteur: Benjamin Douriez

