Comme cela était malheureusement attendu, les députés du socle commun, de l’extrême-droite et une partie du groupe LIOT ont enterré la démocratie, en votant aujourd’hui, sous la pression syndicale, la motion de rejet préalable à l’examen de la proposition de loi “Duplomb”.

Il s’agit là d’une situation grave et inédite qui doit nous alerter sur l’état de notre démocratie. Sous prétexte d’une impossibilité de débattre en raison des 3455 amendements déposés, les députés des groupes Ensemble pour la République, Démocrates, Horizons et Droite républicaine ont préféré priver les citoyens et donc les agriculteurs d’un débat démocratique.
Ne nous trompons pas : ce débat était possible. Il était possible d’organiser le calendrier parlementaire de telle sorte que des jours supplémentaires permettent l’examen de l’ensemble du texte par la représentation nationale. La présidente de la commission des affaires économiques, Aurélie Trouvé, a proposé lors de la Conférence des présidents qui a précédé la séance un “temps législatif programmé” qui aurait fait tomber des centaines d’amendements. Cette proposition a été refusée. Il s’agit donc bien là d’un choix qui a été effectué consciemment.
Les députés du socle commun ont fait le choix d’une fuite en avant, en fragilisant nos institutions et la confiance des citoyens envers elles.
Ils ont fait le choix de fuire un débat dans lequel ils prenaient le risque de se fragmenter sur la question épineuse des néonicotinoïdes.
Ils ont fait le choix de stratégies politiciennes.
Ils ont fait le choix de fuire un vote qui les auraient placés face à leurs responsabilités.
Si cette mesure fait tant débat, c’est qu’il y avait bien lieu à délibérer, ce qui rend totalement injustifié l’utilisation de la motion de rejet préalable. Générations Futures condamne le détournement de cet instrument prévu par le…
Auteur: nadine
