« C’est un sujet qui menace l’avenir du pastoralisme ». Le loup s’est invité au cœur de la mission d’information sénatorial consacré à ce modèle d’élevage traditionnel, qui consiste à profiter des ressources fourragères spontanément disponibles dans la nature, souvent en se déplaçant avec son troupeau au gré des saisons et des éléments. Dans leur rapport voté ce mercredi par la commission des affaires économiques, les sénateurs appellent à défaire les règles de protection de l’animal, poussant pour aller plus loin encore que les récents assouplissements.
Une question de vie ou de mort pour l’économie pastorale, assurent-ils. « Sans pression du loup, on aurait un métier attractif », affirme le socialiste Yves Bleunven, l’un des trois rapporteurs de cette étude transpartisane, que seuls les écologistes n’ont pas approuvée. Invitant à « dépasser l’image d’Épinal » du berger isolé, les sénateurs insistent sur l’importance économique et environnementale de cette activité, qui couvre 20 % du territoire, principalement dans les zones rurales et montagneuses. 27 millions de vaches, moutons et chèvres sont concernés par cet élevage à l’impact positif en matière écologique et de bien-être animal.
10 % d’attaques en plus en 2025
Pourtant, note le rapport, les contraintes sont grandissantes, entre le morcellement du foncier, l’accès difficile à l’eau et la cohabitation parfois délicate avec…
Auteur: Christian Mouly

