Préférence nationale : la proposition du RN de taxer l’embauche de travailleurs étrangers inquiète les entrepreneurs

C’est une simple ligne à la page 24 sur 71 du contre-budget du Rassemblement national qui a ému plusieurs corporations d’entrepreneurs. Dans les détails des mesures portant sur l’immigration, on peut lire : « Taxe de 1 000 euros par an à l’embauche d’un extra-européen ». Soit l’illustration du principe de préférence nationale, que Marine Le Pen et Jordan Bardella souhaitent inscrire dans la Constitution, mais appliqué au secteur privé.

La proposition est fidèle à « la seule discrimination que nous revendiquons », a assumé Renaud Labaye, bras droit de Marine Le Pen, interrogé par le journal Le Monde.

« Indépendamment de son aspect discriminatoire, si on raisonne uniquement dans une logique économique, cette mesure poserait plein de problèmes. La population étrangère en France travaille dans de nombreux métiers essentiels, comme l’aide à domicile mais aussi à l’autre extrémité du niveau de qualification, chez les médecins. La main-d’œuvre étrangère est essentielle au fonctionnement du marché du travail et cette tendance va s’accentuer dans les dix prochaines années avec le choc démographique qui va conduire à une baisse de la population active », résume Christine Erhel, professeure au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam), directrice du Centre d’études de l’emploi et du travail.

Une taxe déjà prévue par le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile

Pour…

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Auteur: Simon Barbarit