Alors que l’argent dégouline au sommet de la société, que les 500 plus riches du pays cumulent plus de 1100 milliards d’euros de fortune, Bayrou manœuvre pour voler 44 milliards aux classes populaires. Il vient d’annoncer qu’il engagera, sur cette question, la responsabilité de son gouvernement le 8 septembre, c’est-à-dire à la veille des appels divers et variés qui circulent pour la journée du 10 septembre. Il tente de tuer dans l’œuf toute contestation en jouant le tout pour le tout à l’Assemblée nationale.
Quel que soit l’avenir de Bayrou à Matignon, il est nécessaire d’engager le combat contre cette nouvelle offensive et toutes les manœuvres qui l’entourent. Le plan Bayrou est une déclaration de guerre à tous les travailleurs.
Non, la dette de l’État n’est pas notre dette ! Bayrou parle d’efforts partagés et justes. Mais rallonger le temps de travail en supprimant des jours fériés, rajouter des jours de carence supplémentaires en cas d’arrêt maladie, restreindre les droits au chômage, réduire l’accès aux soins et aux remboursements médicaux, bloquer les pensions de retraites, les allocations et le salaire des fonctionnaires, c’est s’en prendre encore et toujours aux travailleurs, qu’ils soient en activité, en arrêt maladie, en invalidité, au chômage ou à la retraite.
Ce plan d’attaques s’inscrit dans une longue série, dont le recul de l’âge de la retraite à 64 ans. Dans ce système capitaliste en crise, où la concurrence est de plus en plus féroce, les profits du grand patronat ne peuvent être sauvegardés qu’en s’attaquant aux travailleurs. Aujourd’hui, il veut nous faire travailler plus en gagnant moins. Demain, ses représentants politiques nous enverront mourir sur des champs de bataille pour garantir marchés et matières premières aux capitalistes français.
Toutes ces attaques répondent aux besoins des capitalistes. Et même si Bayrou ou Macron débarrassent le…
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