En étoffant les compétences des étudiants, les universités investissent dans le capital humain. Jessica Olivella/Pexels, CC BY
L’ESSENTIEL
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Par leurs dépenses et les publics qu’elles attirent, les universités irriguent le tissu économique.
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Si ces retombées se repèrent vite, leurs effets sur la compétitivité sont plus difficiles à mesurer localement.
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Un champ de recherche en essor permet d’estimer plus clairement l’apport des universités aux territoires.
Les retombées économiques des établissements d’enseignement supérieur et de recherche (ESR) sur leurs territoires sont souvent peu identifiées par les citoyens.
Le programme Investigation socio-économique sur l’impact territorial des universités (In Situ) permet de les mettre en lumière, en procédant à une réévaluation systématique de la mesure de leur impact local. Déployé en 2025 sur les 6 universités membres de l’association L’initiative, il concernera plus de 10 universités fin 2026.
Ces travaux révèlent qu’1 € investi par l’État dans les universités implique 2,7 euros de retombées économiques pour les collectivités. Il s’agit là d’un résultat robuste, confirmé pour toutes les universités où ce type de calcul a été réalisé.
Différents canaux d’impact
Par leur mission d’enseignement, ces établissements améliorent les compétences des étudiants, ce qui s’apparente, d’un point de vue économique, à un investissement en capital humain. Par leur mission de recherche, ils produisent et diffusent des innovations, des brevets et des connaissances scientifiques qui alimentent le progrès technique, la compétitivité et l’efficacité globale de l’économie.
Ces relais majeurs améliorent les conditions de l’offre de biens et services et jouent un rôle de premier plan dans un contexte de transitions technologique, écologique et sociétale. Mais ils sont spatialement diffus et, bien souvent, ne sont ni perceptibles…
Auteur: Yannick L’Horty, Économiste, professeur des universités, Université Gustave Eiffel
