Nouvelle tragédie au Népal et dans le nord de l’Inde. Depuis le 24 septembre, des pluies diluviennes s’abattent sur le Népal, entraînant des inondations et des glissements de terrain. Des images publiées sur les réseaux sociaux montrent des bâtiments entiers qui basculent dans la rivière, ou encore des pans entiers de montagne qui s’effondrent, dans le district de Manang (ouest du pays). D’après un premier bilan établi par l’Agence nationale de gestion des catastrophes, le 28 septembre au soir, au moins 21 personnes sont décédées au Népal. Dans le nord de l’Inde, au moins 56 personnes sont mortes, selon un bilan du 27 septembre.
Le 26 août, le Népal avait déjà subi une catastrophe : une immense coulée d’eau, de boue et pierres avait envahi une vallée dans le nord du pays, à la frontière avec le Tibet. Elle avait provoqué la mort de plus de 1 400 personnes. 6 000 individus étaient portés disparus.
D’après un géologue interrogé par Reporterre en août, Ranjan Kumar Dahal, la source de ce désastre était « très probablement liée au changement climatique en haute altitude ». Une étude publiée le 17 septembre par le réseau de scientifiques World Weather Attribution a ensuite souligné le rôle du réchauffement comme facteur de déstabilisation dans la région. Le Népal, pays en grande partie rural de 30 millions d’habitants, n’est pourtant responsable que de moins de 0,1 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, contrairement aux autres nations plus riches et industrialisées.
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