À l’intérieur des deux bâtiments iconiques abritant la COP26 — l’auditorium surnommé le « Tatou » en raison de sa forme et la salle polyvalente SSE Hydro — une véritable vie parallèle s’est développée depuis dimanche 31 octobre. Le petit monde des chefs d’États, des ambassadeurs, des journalistes, des délégués et des ONG ne vit plus qu’au rythme des annonces d’accords internationaux, oubliant parfois que la planète qu’ils tentent de sauver du désastre continue, elle, de tourner. Pourtant, la vie à Glasgow, hors des murs du Scottish Event Campus, n’a pas cessé de vibrer. Loin des impénétrables négociations qui se nouent à quelques kilomètres de chez eux, les habitants de la plus grande ville d’Écosse participent, eux aussi, au combat contre le réchauffement climatique.
Anne, 67 ans, une militante anglaise d’Extinction Rebellion, nous reçoit dans son chaleureux appartement du quartier résidentiel de North Kelvinside. L’ancienne traductrice de documents médicaux a décidé d’accueillir des gens venus du monde entier. Elle a utilisé pour ce faire le « The COP26 Homestay Network », une plateforme en ligne pour permettre aux locaux d’héberger les participants de la COP à des tarifs très bas voire même gratuitement. L’initiative a été un succès. Contactée par Reporterre, Kat Jones, sa fondatrice, nous a confirmé ce jeudi 4 novembre que près de 1 200 habitants de la ville de Glasgow ont utilisé le site pour proposer une chambre ou un canapé.
Anne, 67 ans : « Face à l’apocalypse climatique qui s’annonce pour le monde occidental, que faire d’autre que d’essayer de créer des communautés fortes et résilientes ? » © Pierre Larrieu/Reporterre
Pour Anne, cet engagement est une nécessité : « Face à l’apocalypse climatique qui s’annonce pour le monde occidental, que faire d’autre que d’essayer de créer des communautés fortes et résilientes ? », explique-t-elle. Ses espoirs dans la COP ? Minces : « Je pense qu’il ressort de tout ça un vague sentiment de positivité, les populations indigènes et des pays du Sud ont, peut-être, davantage l’occasion de se faire entendre. Mais globalement, je pense que les politiques sont corrompus et ce gouvernement-là en particulier. Il suffit de regarder comment l’industrie du pétrole continue d’être largement soutenue par l’exécutif pour s’en rendre compte… » Selon l’organisation Uplift, les compagnies pétrolières et gazières au Royaume-Uni auraient reçu, depuis la signature…
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Auteur: Reporterre

