Il y a l’été, cette fête ou cette mobilisation le week-end prochain, la perspective de nouvelles rencontres jusque sous une tente ou un lit inconnu… En attendant, vous êtes là, errant devant les rayons de la pharmacie, à la recherche du préservatif parfait pour conjuguer plaisir, protection et écologie. Tellement de références !
Reporterre s’est penché sur cet accessoire indispensable pour vous aider à concilier ces trois préceptes. Mais tient à rappeler une évidence : pour câliner tranquille sans crainte de grossesse ni de maladie potentiellement grave, n’importe quel préservatif récupéré à un stand de prévention, dans un distributeur ou au supermarché du coin sera toujours mieux que rien du tout.
Éthiques et plus respectueux
Elle est loin l’Antiquité où les Romains enrobaient leur sexe de vessies d’animaux pour se prémunir contre les grossesses et les maladies. Depuis 1855, la plupart des préservatifs sont en latex naturel. Ce matériau élastique est tiré de la sève de l’hévéa, un arbre qui s’épanouit dans le climat chaud et humide d’Asie du Sud-Est. Las, cette production en monoculture est une source majeure de déforestation : elle a causé la perte de plus de 4 millions d’hectares de forêts depuis 1993, selon une étude parue en 2023.
À noter que « le nouveau règlement de l’Union européenne sur la déforestation ne s’applique pas aux préservatifs, qui utilisent une quantité de latex minime par rapport à des filières industrielles telles que les pneus », précise Jan M. Zenker, directeur général de l’entreprise allemande de préservatifs Adloran GMBH.
Se pose aussi la question des conditions de travail des ouvriers et ouvrières des usines de préservatifs locales qui approvisionnent les marques occidentales, décrites dans le dernier numéro de la revue XXI. En 2019, le quotidien britannique The Telegraph révélait des conditions de travail « honteuses » dans…
Auteur: Émilie Massemin

