« La présidentielle, ce n’est pas la Star Academy de la politique. Ceux qui la voient comme un spectacle de claquettes finissent par être balayés, parce que les gens ne décident pas quel homme ou quelle femme sera le plus beau dans les habits de président, mais quelles idées ils veulent », martèle le député insoumis Aurélien Le Coq.
La formule résume la méthode de La France insoumise, faire du programme l’arme principale de sa campagne. Et le mouvement entend bien prendre les devants. À la veille d’un grand meeting au Bourget, en Seine-Saint-Denis, le mouvement publie l’intégralité de son programme pour 2027, avec la cinquième édition de L’Avenir en commun. Un ouvrage de 212 pages, vendu 4,90 euros en librairie, qui réunit 1 069 propositions, dont 238 nouvelles selon le décompte du mouvement.
Coordonné par les députés Clémence Guetté et Hadrien Clouet, le texte s’appuie sur plus de 24 000 contributions citoyennes, une trentaine d’auditions et le travail de groupes d’experts. « Les mesures proposées ne sont pas les intentions de quelques technocrates seuls dans un bureau », insiste Jean-Luc Mélenchon dans son introduction. « L’Avenir en commun est une mise en cohérence des programmes produits par la société elle-même. »
Mais cette nouvelle version n’est pas qu’un catalogue enrichi, elle marque aussi un tournant stratégique. L’écologie, longtemps cantonnée à la troisième partie, ouvre désormais…
Auteur: Emma Bador-Fritche
