Bruno Retailleau considère qu’il est le seul candidat à la présidentielle « à porter un vrai projet de droite ». Mais pour pouvoir l’appliquer, le sénateur de Vendée estime avoir les mains liées par la loi suprême : la Constitution. C’est pourquoi, dans les colonnes du Figaro mercredi, il dévoile son plan pour en finir avec ce qu’il présente comme une « confiscation démocratique ». « Le peuple français est dépossédé et sent qu’il n’a plus la capacité d’agir sur son destin. Moi, je veux lui rendre la parole », promet-il.
« Je soumettrai ce pacte constitutionnel à un référendum dès la rentrée 2027 »
Ce n’est certes pas la première fois que Bruno Retailleau défend des textes visant à réviser la Constitution et force est de constater que ses propositions en la matière n’ont pas eu d’impact dans l’opinion jusqu’ici. Alors, à huit mois du scrutin, Bruno Retailleau entend « renverser la table ».
Son plan se déroule en plusieurs étapes. D’abord, il préconise d’élargir le périmètre de l’article 11 de la Constitution, qui définit le champ du référendum. On le rappelle ici. Le référendum de l’article 11, décidé par le chef de l’État, sur proposition du gouvernement, ne peut porter que sur l’organisation des pouvoirs publics, les réformes relatives à la politique économique, sociale et environnementale et aux services publics qui y concourent, et sur la ratification des…
Auteur: Simon Barbarit
