Le casse-tête reste entier pour le moment chez les Républicains. En officialisant hier soir sa volonté de concourir à l’élection présidentielle, Bruno Retailleau a clarifié les doutes sur sa situation personnelle, mais n’a pas pour autant éclairci la stratégie du parti pour la première échéance électorale majeure de l’an prochain. Faudra-t-il passer par une primaire ? Et si oui, sous quelles modalités ? Car les prétendants à la magistrature suprême, confirmés ou présumés, affluent à droite ou au centre droit : David Lisnard, Xavier Bertrand, Édouard Philippe ou encore Gérald Darmanin.
Rien n’est tranché, mais les premiers éléments de réponses devraient se dessiner dans les prochaines semaines. En novembre, un groupe de travail a été installé sur demande de Bruno Retailleau pour réfléchir à la façon de désigner le candidat du parti. Sous l’égide du président du Sénat Gérard Larcher, cinq autres figures participent à ce remue-méninges : le secrétaire général du parti Othman Nasrou – un très proche de Bruno Retailleau, le sénateur Roger Karoutchi, le député Patrick Hetzel, la députée européenne Nadine Morano et le président de la Haute autorité du parti, Henri de Beauregard.
« Ça avance », résume prudemment Roger Karoutchi, le président national de la commission d’investiture. Après avoir auditionné une série de personnalités, une réunion de synthèse du groupe de travail est prévue le…
Auteur: Guillaume Jacquot

